Le prêt in fine est un crédit immobilier dont le remboursement s'effectue en deux temps : l'emprunteur ne règle que les intérêts pendant toute la durée du contrat, puis rembourse l'intégralité du capital emprunté en une seule fois à l'échéance. Outil patrimonial par excellence, il offre un avantage fiscal significatif pour les investisseurs locatifs soumis au régime réel d'imposition. Le Plan Immobilier fait le point.
Le prêt in fine fait partie des crédits immobiliers qu'il est possible de souscrire pour financer un achat. Il permet à un particulier ou un professionnel de souscrire un prêt dont le remboursement s'effectue en deux temps : il rembourse dans un premier temps uniquement les intérêts du prêt par le biais de prélèvements mensuels, puis l'ensemble du capital emprunté en une seule fois au terme du contrat.
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La durée du prêt in fine varie selon les cas. La durée maximale est souvent fixée autour de 15 ans.
Ce type de prêt s'adresse principalement aux particuliers ou professionnels qui tirent déjà des revenus de la location d'un ou plusieurs biens et qui sont soumis au régime réel d'imposition. Il est en théorie possible d'y recourir pour financer sa résidence principale, mais cette configuration reste très rare en pratique, les banques réservant ce produit à l'investissement locatif patrimonial.
Souscrire à un prêt in fine offre la possibilité de déduire les intérêts du prêt des revenus fonciers déclarés au régime réel. Le souscripteur paie donc moins d'impôts. Cela est d'autant plus intéressant que les intérêts des prêts in fine sont constants et généralement plus élevés que ceux d'un prêt classique : la déduction fiscale est ainsi maximale sur toute la durée du contrat.
Les conditions d'octroi des prêts in fine s'avèrent souvent plus complexes que pour les prêts classiques. L'emprunteur doit montrer qu'il sera capable de restituer la totalité du capital emprunté au terme du contrat.
Afin de s'assurer des capacités de remboursement des emprunteurs, les établissements bancaires exigent bien souvent la souscription d'un produit d'épargne en marge du prêt in fine. Ce dernier prend fréquemment la forme d'un contrat d'assurance-vie. L'emprunteur décide, en accord avec la banque, de la somme à verser régulièrement afin de reconstituer petit à petit le capital emprunté. Il est recommandé de privilégier des placements sûrs — tels que des fonds en euros — afin de s'assurer de la récupération de ses fonds à terme et de se prémunir en cas de crise financière ou immobilière survenant durant le contrat.
L'apport demandé pour bénéficier d'un crédit in fine est la plupart du temps plus élevé que pour un prêt classique. Son niveau varie en fonction des établissements bancaires, mais un minimum de 30 % est susceptible d'être demandé au souscripteur.
Le prêt in fine se distingue du prêt amortissable par ses modalités de remboursement. Le prêt amortissable induit le versement de mensualités couvrant à la fois le remboursement d'une partie du capital emprunté et le remboursement d'une partie des intérêts. À l'inverse, dans le prêt in fine, les mensualités ne couvrent que les intérêts, et le capital est remboursé en totalité à l'échéance finale.
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