Il n’existe pas de durée idéale pour un prêt immobilier : entre 15, 20 et 25 ans, tout dépend de votre mensualité, du coût total du crédit et de votre taux d’effort. Le Plan Immobilier fait le point sur la durée de prêt la plus adaptée à votre projet.
Depuis le 1er janvier 2022, les conditions d’octroi des crédits immobiliers sont encadrées par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF). En principe, la durée du crédit ne doit pas dépasser 25 ans.
Une tolérance permet toutefois d’atteindre une maturité de 27 ans, en incluant jusqu’à deux ans de différé d’amortissement, lorsque l’entrée en jouissance du logement est décalée par rapport à l’octroi du crédit.
Cette situation peut concerner aussi bien la construction neuve que l'immobilier ancien ou encore une opération comportant certains travaux.
Dans les faits, les durées d'emprunt étendues sont aujourd’hui très courantes. En juillet 2026, la durée initiale moyenne des nouveaux prêts à l’habitat hors renégociations atteignait 22 ans et 8 mois selon la Banque de France. Elle s’élevait à 23 ans et 10 mois pour les primo-accédants.
Comme sur un chantier, tout est une question de rythme : allonger la durée d’un prêt permet de répartir le remboursement sur davantage de mensualités. Pour un même capital emprunté, la mensualité diminue, mais le coût total des intérêts augmente.
À l’inverse, raccourcir la durée augmente l’effort mensuel mais permet généralement de rembourser moins d’intérêts sur l’ensemble du crédit.
| Durée | Mensualité | Coût total du crédit | Profil de financement |
|---|---|---|---|
| 15 ans | Plus élevée | Plus limité | Capacité de remboursement confortable |
| 20 ans | Intermédiaire | Intermédiaire | Compromis entre mensualité et coût |
| 25 ans | Plus faible | Plus élevé | Besoin de limiter la mensualité ou d’augmenter la capacité d’emprunt |
Le bon arbitrage ne consiste donc pas simplement à rechercher la mensualité la plus basse.
Comparez également plusieurs éléments avant de trancher :
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La durée doit d’abord permettre de conserver une mensualité compatible avec votre budget. Le HCSF fixe en principe un taux d’effort maximal de 35 %, calculé en rapportant les charges d’emprunt, assurance comprise, aux revenus de l’emprunteur.
Les banques disposent d’une marge de flexibilité sur une partie de leur production de crédits. Cela ne signifie toutefois pas qu’un particulier dispose automatiquement d’un droit à emprunter jusqu’à 35 % de ses revenus : l’établissement reste libre d’apprécier la solvabilité du dossier.
Plus le remboursement s’étale dans le temps, plus les intérêts versés à long terme. Une durée de 25 ans peut donc faciliter l’accès au financement en diminuant la mensualité, mais elle augmente normalement le coût total par rapport à un prêt identique remboursé plus rapidement.
Avant de choisir, il est utile de simuler le montant du prêt et les mensualités sur plusieurs durées.
L’âge ne fixe pas à lui seul une durée maximale légale d'un emprunt immobilier, mais il peut influencer les conditions de financement et d’assurance emprunteur.
Il est pertinent d’anticiper plusieurs évolutions possibles :
La mensualité doit rester soutenable pendant toute la durée du remboursement.
Une durée courte limite le coût du financement mais impose des mensualités plus conséquentes. Une durée d'emprunt longue réduit l’effort mensuel et peut augmenter la capacité d’emprunt, au prix d’un coût total plus élevé.
Pour choisir entre 15, 20 ou 25 ans, comparez donc la mensualité, le taux d’effort, le TAEG, le coût de l’assurance et votre budget disponible à moyen et long terme.
