Les logements neufs doivent permettre à chacun de circuler, d'accéder aux espaces communs et, selon les cas, d'habiter ou de visiter le logement dans de bonnes conditions. Quelles sont les normes d'accessibilité applicables ? Quels bâtiments sont concernés ? Le Plan Immobilier fait le point.
Les logements neufs sont soumis à un ensemble d’exigences réglementaires, des normes et éco-habitat aux règles d’accessibilité. Aujourd’hui, dès le début d’un projet de construction, le promoteur doit veiller à être en phase avec les normes d’accessibilité en vigueur.
L’accessibilité, c’est le fait que toute personne, quel que soit son handicap, puisse visiter un lieu. Par visiter, on entend la possibilité de rentrer par la porte, accéder à la pièce principale et y circuler. Les personnes à mobilité réduite, malentendantes ou encore malvoyantes sont donc prises en compte tout comme les personnes âgées ou les personnes souffrant d’un handicap non permanent.
Le Code de la construction et de l’habitation définit l’accessibilité comme la possibilité, pour une personne handicapée, de circuler, d’accéder aux locaux et équipements, de les utiliser, de se repérer et de communiquer, avec la plus grande autonomie possible, dans des conditions équivalentes à celles des personnes valides.
Un logement accessible respecte alors les obligations du Code de la construction et de l’habitation. Un logement adapté est par définition adapté aux besoins d’une personne en particulier.
Les bâtiments d'habitation collective neufs sont soumis aux normes d'accessibilité. Les logements sont concernés aussi bien que les parties communes, l’accès au bâtiment et ses abords.
Les maisons individuelles neuves sont hors champ réglementaire sauf si elles sont destinées à être louées ou vendues une fois la construction achevée.
Dans le cas de la rénovation d’un bien existant, le montant des travaux doit être supérieur ou égal à 80 % de la valeur du bâtiment lui-même pour qu’il soit soumis aux normes.
Les normes d’accessibilité aux personnes en situation de handicap s’appliquent également aux résidences services. Au minimum 5 % de logements des résidences étudiantes doivent être accessibles. Le pourcentage passe à 10 % pour les résidences de tourisme.
Lors d’un achat immobilier en VEFA, aussi appelé sur plan, l’acquéreur peut faire réaliser des modifications au sein de son bien avant la construction. Ces modifications sont appelées « travaux modificatifs de l'acquéreur » (TMA). Il s’agit souvent de déplacement de cloison, de canalisation ou de branchement électrique. Ces modifications sont possibles lorsque :
Rendre accessibles les logements aux personnes en situation de handicap fait partie des objectifs de lois successives visant à l’inclusion des personnes handicapées.
Dès 1975, la question de l’accessibilité des « locaux d’habitation » fait partie de la loi (art. 49 de la loi n° 75-534 du 30 juin 1975). En 2000, la réglementation européenne, par la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, vient s’ajouter à la réglementation française.
L’article 26 reconnaît le droit des personnes handicapées à l’autonomie, à l’intégration sociale et professionnelle et à la participation à la vie de la communauté. Enfin, en 2006, c’est au niveau international que la question est abordée dans la convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées.
Ce texte, dont l’accessibilité constitue l’un de ses huit principes généraux, a été ratifié par plus de 170 pays, dont la France et l’Union européenne.
Les différentes parties d’un bâtiment d’habitat collectif sont soumises à des normes d’accessibilité.
Dans les parties communes :
Dans les logements :
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