En location meublée, le foyer est qualifié de Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP) ou de Loueur en Meublé Professionnel (LMP). Le LMP suppose plus de 23 000 € de recettes, supérieures aux autres revenus d’activité du foyer. Le Plan Immobilier fait le point.
Parmi les dispositifs fiscaux liés à l’investissement locatif, la location meublée obéit à des règles spécifiques.
Ses revenus sont imposés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et la qualification LMNP ou LMP s’apprécie au niveau du foyer fiscal.
Vous êtes considéré comme LMP lorsque deux conditions sont réunies :
À défaut, l’activité reste non professionnelle. La qualification LMNP ou LMP ne résulte donc pas d’une option : elle dépend de la situation fiscale du foyer.
| Critère | LMNP | LMP |
|---|---|---|
| Conditions | Au moins une des deux conditions du LMP n’est pas remplie | Recettes supérieures à 23 000 € et supérieures aux autres revenus d’activité du foyer |
| Déficits | Reportables pendant 10 ans sur les bénéfices LMNP | Imputables sur le revenu global, sous conditions, sans plafond de montant |
| Plus-value | Régime des plus-values immobilières des particuliers | Régime des plus-values professionnelles si le bien est inscrit à l’actif |
Qu’il s’agisse d’un appartement classique ou d’une résidence avec services, un logement neuf loué meublé peut relever du micro-BIC ou du régime réel selon le niveau de recettes et le choix fiscal du loueur.
| Régime | Application | Fonctionnement |
|---|---|---|
| Micro-BIC | En principe, si les recettes de N-1 ou N-2 ne dépassent pas 83 600 € pour une location meublée de longue durée | Abattement forfaitaire de 50 %, sans déduction des charges réelles |
| Régime réel | De plein droit lorsque les seuils du micro-BIC sont dépassés selon les règles applicables, ou sur option | Déduction des charges admises et amortissement du logement et du mobilier, hors terrain |
Pour les revenus perçus à compter de 2026, le seuil du micro-BIC applicable à la location meublée de longue durée est de 83 600 €.
Au régime réel, le terrain n’est pas amortissable puisqu’il n’est pas considéré comme un élément se dépréciant avec le temps.
Les amortissements, eux, ne peuvent pas créer ou aggraver un déficit, c’est-à-dire que leur déduction est plafonnée par le résultat avant amortissement, l’excédent restant reportable sur les bénéfices futurs.
À la cession, la différence est nette :
Concrètement, le statut de LMP ne suffit pas, à lui seul, à exclure le logement de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) : les conditions propres aux actifs professionnels restent à vérifier.
Qu’il soit LMNP ou LMP, le loueur doit notamment :
Les cotisations sociales suivent des règles distinctes de la seule qualification fiscale LMNP ou LMP.
Elles dépendent également du montant des recettes, du type de location pratiqué et, selon la situation, des autres revenus d’activité du foyer.
LMNP et LMP partagent l’imposition en BIC et la possibilité de relever du régime réel, mais diffèrent notamment sur le traitement des déficits et des plus-values. La qualification dépend avant tout des recettes de location meublée du foyer et de ses autres revenus d’activité.
Vous l'aurez compris, le logement, le mode de location et le régime fiscal doivent être étudiés ensemble dès l’achat, car ils déterminent la fiscalité du projet sur la durée.

Pour aller plus loin :
Les différents types de résidences pour investir
Quels sont les dispositifs de défiscalisation ?