Le dispositif De Robien permettait d’amortir un logement neuf loué nu pendant au moins neuf ans, sous plafond de loyer mais sans condition de ressources. Fermée aux nouveaux investissements depuis le 1er janvier 2010, la loi De Robien conserve des plafonds de loyer actualisés pour les anciennes opérations. Le Plan Immobilier fait le point sur son fonctionnement.
Cette loi n'est plus en vigueur
Le De Robien faisait partie des dispositifs fiscaux d’incitation à l’investissement locatif neuf. Il a succédé au dispositif Besson neuf pour les investissements réalisés à compter du 3 avril 2003 et concernait notamment les logements neufs achetés sur plan ou en Vente en l’État Futur d’Achèvement (VEFA), ainsi que ceux construits par le contribuable.
À la manière d’un programme livré en deux tranches, il a connu deux versions successives : le Robien classique, puis le Robien recentré.
Des règles transitoires ont permis à certaines opérations engagées avant le 3 avril 2003 de relever du Robien classique, sous conditions.
Le dispositif a cessé de s’appliquer aux investissements réalisés à compter du 1er janvier 2010, mais il continue de produire ses effets pour ceux réalisés jusqu’au 31 décembre 2009.
Contrairement à une réduction d’impôt, le dispositif reposait sur une déduction au titre de l’amortissement : une fraction du prix d’acquisition ou de revient du logement était déduite des revenus fonciers.
| Version | Période d’investissement | Amortissement initial | Prolongation |
|---|---|---|---|
| Robien classique | Du 3 avril 2003 au 31 août 2006 | 8 % pendant 5 ans, puis 2,5 % pendant 4 ans, soit 50 % du prix | Possible par périodes de 3 ans, dans la limite de 6 années supplémentaires, jusqu’à 65 % |
| Robien recentré | Du 1er septembre 2006 au 31 décembre 2009 | 6 % pendant 7 ans, puis 4 % pendant 2 ans, soit 50 % du prix | Aucune au titre du seul Robien recentré ; le Borloo neuf, dispositif complémentaire soumis à des plafonds de loyer et de ressources, permettait de poursuivre l’amortissement jusqu’à 65 % |
Pour les investissements réalisés à compter du 1er janvier 2004 dans une zone de revitalisation rurale (ZRR), une déduction spécifique de 26 % des revenus bruts fonciers pouvait s’ajouter à l’amortissement.
Le propriétaire devait :
Le locataire ne devait pas appartenir au foyer fiscal du propriétaire ; un ascendant ou un descendant pouvait toutefois être locataire s’il n’en faisait pas partie.
Contrairement à d’autres dispositifs, le De Robien ne prévoyait pas de plafond de ressources du locataire.
L’administration fiscale publie encore des plafonds pour les baux conclus ou renouvelés concernant les logements rattachés au Robien classique ou au Robien recentré.
| Version | Zone | Plafond mensuel par m² hors charges |
|---|---|---|
| Robien classique | A | 27,09 € |
| Robien classique | B | 18,83 € |
| Robien classique | C | 13,57 € |
| Robien recentré | A | 27,09 € |
| Robien recentré | B1 | 18,83 € |
| Robien recentré | B2 | 15,41 € |
| Robien recentré | C | 11,28 € |
Le zonage diffère selon la version : A, B et C pour le Robien classique ; A, B1, B2 et C pour le Robien recentré.
Pour ce dernier, les logements situés en zone C ne pouvaient plus bénéficier du dispositif lorsque la demande de permis de construire avait été déposée à compter du 4 mai 2009.
Les opérations dont le permis avait été déposé avant cette date restaient soumises à l’ancien zonage.
Non. Aucun nouvel investissement ne peut bénéficier du dispositif depuis le 1er janvier 2010 : les plafonds publiés concernent uniquement les logements encore rattachés à d’anciennes opérations.
Avant d’appliquer les règles correspondantes, un propriétaire concerné a intérêt à identifier précisément :
Pour un nouvel investissement locatif neuf, le De Robien appartient désormais à l’histoire des dispositifs fiscaux.
Depuis le 21 février 2026, le statut de bailleur privé, aussi appelé dispositif Jeanbrun et pilier du plan « Relance logement », prévoit sous conditions un mécanisme d’amortissement pour certains logements neufs situés dans des bâtiments collectifs.
Ce nouveau dispositif repose sur ses conditions, ses plafonds et ses taux d’amortissement. Il ne constitue donc pas une prolongation de la loi De Robien.

Pour aller plus loin :
Découvrir le dossier sur la loi Pinel
Les dispositifs fiscaux pour investir dans l’immobilier