Après l’achat du terrain, le choix du constructeur et l’obtention du permis de construire, la construction débute par une étape fondamentale : le gros œuvre durant lequel sont bâtis les fondations, le soubassement, les murs et la toiture. S'ensuivent les travaux de second œuvre. Le Plan Immobilier fait le point sur les travaux de gros œuvre.
Les travaux de gros œuvre constituent la première étape, et la plus importante, de la construction d’une maison : ils érigent les bases et l’ossature du bâtiment, pour qu’il résiste à son propre poids comme aux éléments extérieurs, tout en contribuant à son isolation, sa stabilité et sa solidité.
Compte tenu de l’ampleur des travaux de gros œuvre, mieux vaut faire appel à des professionnels qualifiés, qui respectent les normes en vigueur pour bâtir une maison saine et confortable, et se renseigner en amont sur les aides financières mobilisables.
Le gros œuvre est achevé lorsque l’habitation est hors d’eau et hors d’air : toiture étanche, portes et fenêtres posées. S'ensuit une deuxième phase de construction : les travaux de second œuvre.
Les travaux de gros œuvre regroupent les travaux de maçonnerie qui lancent la construction de la maison.
On en distingue cinq :
L’étape des fondations consiste à créer une base solide pour répartir les charges de la maison. Réalisées après étude du sol, elles doivent être enterrées hors gel, à une profondeur généralement comprise entre 50 cm et 1 mètre selon les régions de France.
Les fondations se divisent en trois types :
Après les fondations vient le raccordement aux réseaux : l'alimentation en eau potable d’un côté, l’évacuation des eaux usées de l’autre, c’est-à-dire l’assainissement proprement dit. Un terrain constructible étant toujours desservi par l’eau potable, il suffit généralement de raccorder la maison à ce réseau existant.
Si un réseau d’égout dessert la maison, le raccordement y est obligatoire. Sinon, un système d’assainissement respectueux de la salubrité publique et de l’environnement doit être installé, avec deux types de fosses possibles :
Le soubassement correspond à la partie inférieure du bâtiment, repose sur les fondations, et peut prendre trois formes :
Une fois les fondations, l’assainissement et le soubassement réalisés, le constructeur procède à l’élévation des murs extérieurs et de certains murs intérieurs, à l’exclusion des cloisons.
Le choix des matériaux (brique, pierre, parpaings, bois, béton cellulaire…) conditionne l’aspect extérieur et la performance d’isolation. Des linteaux marquent progressivement les futurs emplacements des portes et fenêtres ; le revêtement de façade, lui, sera posé lors des travaux de finition.
Murs élevés, place à la charpente (bois ou acier), structure du toit, puis à la toiture qui la recouvre.
Pente, arrondie, terrasse, tuiles en béton ou en terre cuite : le choix est vaste, mais encadré par le plan local d’urbanisme (PLU), qui peut imposer certains matériaux ou certaines couleurs, et par le climat local : le toit est l’une des principales zones de déperdition de chaleur de la maison.
Le coût du gros œuvre varie fortement selon la nature du terrain, la technique de construction, les matériaux choisis et les contraintes du chantier.
À titre indicatif, certains postes peuvent être estimés selon des fourchettes observées en 2026 :
Pour la charpente, la couverture, l’assainissement, les menuiseries ou encore le soubassement, les écarts de prix sont trop importants pour retenir une fourchette nationale unique sans préciser en détail la prestation et l’unité de calcul.
Pour obtenir un budget fiable, le mieux reste donc de demander plusieurs devis détaillés après l’étude du terrain et la définition du système constructif.
Le coût de la maçonnerie dépend de nombreux éléments, dont le tarif des maçons. Demander un devis auprès d’une entreprise spécialisée reste la meilleure façon d’obtenir une estimation précise du prix de la maçonnerie pour le gros œuvre.
La durée des travaux de gros œuvre varie selon la typologie du bien. Pour une maison individuelle, comptez généralement 3 à 6 mois, la météo et la nature du sol pouvant rallonger ce délai.
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