La fiscalité de l’investissement locatif évolue avec le dispositif « Relance logement », appelé loi Jeanbrun (loi n° 2026-103 du 19 février 2026), qui repose sur un mécanisme d’amortissement différent du Pinel, abrogé le 31 décembre 2024. Le Plan Immobilier fait le point sur les mécanismes en vigueur et cumulables.
Le dispositif Relance logement, également appelé « dispositif Jeanbrun », a été créé par la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 (article 47) et codifié à l’article 31 du CGI.
Ouvert à tous les particuliers, y compris les acheteurs étrangers non résidents sous certaines conditions, il succède au Pinel, fermé aux nouveaux investissements depuis le 31 décembre 2024 (les acquisitions antérieures restent soumises à ses règles).
Contrairement au Pinel, qui offrait une réduction d’impôt directe, Relance logement fonctionne par déduction d’un amortissement des revenus fonciers : plus la tranche marginale d’imposition du contribuable est élevée, plus l’avantage est important.
Le dispositif s’adresse aux investisseurs qui louent un logement neuf nu, à titre de résidence principale dans un bâtiment d’habitation collectif. Les maisons individuelles en sont exclues.
Il concerne les logements neufs, achevés ou réservés en VEFA (Vente en l’État Futur d’Achèvement), ainsi que les logements anciens avec travaux représentant au moins 30 % du prix d’acquisition et permettant d’atteindre une performance énergétique élevée (DPE A ou B). Les acquisitions réalisées entre le 21 février 2026 et le 31 décembre 2028 sont éligibles au dispositif.
L’amortissement fiscal annuel porte sur 80 % du prix d’acquisition (le foncier, forfaitisé à 20 %, n’est pas amortissable). Le logement doit être loué nu 9 ans minimum, à un loyer encadré selon trois niveaux : intermédiaire, social ou très social.
Les taux vont de 3,5 % (intermédiaire) à 5,5 % (très social). La déduction est plafonnée à 8 000 € par an et par foyer fiscal, portée à 10 000 € si au moins 50 % des revenus amortis proviennent de la location sociale et à 12 000 € pour la très sociale.
Le dispositif est accessible sans condition de ressources, y compris aux contribuables non domiciliés fiscalement en France dès lors que leurs revenus fonciers y sont imposables ; leur situation doit toutefois être étudiée au cas par cas.
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La location meublée permet d’accéder à des mécanismes fiscaux spécifiques, distincts de la location nue : les investisseurs ont le choix entre les statuts LMP (Loueur en Meublé Professionnel) et LMNP (Loueur en Meublé Non Professionnel).
Le statut LMP permet notamment :
Le statut LMNP offre deux options fiscales :
Depuis la loi de finances pour 2025, les amortissements déduits en LMNP au réel sont réintégrés dans le calcul de la plus-value pour les cessions réalisées à compter du 15 février 2025 : le prix d’acquisition retenu est diminué des amortissements pratiqués, ce qui augmente la plus-value imposable à la revente.
Certaines résidences gérées échappent à cette règle comme les résidences étudiantes, les Ehpad ou les résidences autonomie.
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Le marché de l’ancien ouvre également droit à des réductions d’impôt ou à des déductions fiscales.
Codifié à l’article 199 tricies du CGI (art. 67, loi n° 2021-1900 du 30 décembre 2021), Loc’Avantages a remplacé la loi Cosse au 1er mars 2022 et reste ouvert jusqu’au 31 décembre 2027.
En louant nu, en résidence principale, sous le prix du marché pendant 6 ans minimum via une convention Anah, le bailleur obtient une réduction d’impôt proportionnelle à l’effort de loyer :
DPE minimal : E sans travaux, D avec travaux.
Denormandie, ouvert jusqu’au 31 décembre 2027, vise l’ancien rénové (travaux d’au moins 25 % du coût total) : en métropole, la réduction d’impôt va de 12 % (6 ans d’engagement) à 18 % (9 ans) et 21 % (12 ans), sur un prix de revient plafonné à 300 000 €.
En location nue au régime réel, le déficit (hors intérêts d’emprunt) est imputable sur le revenu global dans la limite de 10 700 € par an, portée à 21 400 € sur option pour des travaux de rénovation énergétique payés jusqu’au 31 décembre 2027 (passage d’une classe E, F ou G à A, B, C ou D).
Malraux concerne les biens historiques en secteur patrimonial protégé : réduction d’impôt de 22 % ou 30 % selon le secteur, sur les seules dépenses de restauration (plafonnées à 400 000 € sur 4 ans), avec une location d'une durée minimale de 9 ans.
Doyenne des dispositifs (1913), la loi Monuments Historiques encourage la restauration de biens classés ou inscrits. Contrairement à Malraux, c’est une déduction de charges foncières (travaux, intérêts d’emprunt), sans plafond ni plafonnement des niches fiscales.
L’exonération de droits de succession n’est pas automatique : elle suppose une convention avec les ministères de la Culture et des Finances, et le respect de conditions d’entretien et d’ouverture au public.
Avant tout arbitrage, le cumul de plusieurs dispositifs doit être vérifié au cas par cas, selon le dispositif et le bien concerné :

Pour aller plus loin :
Les principaux dispositifs fiscaux pour investir dans l'immobilier