Ces règles concernent aussi tout projet de location touristique dans l'immobilier neuf à Nîmes.
Résidence principale : un plafond de 120 jours par an
À la différence de Montpellier, Nîmes n'a pas abaissé le plafond national : vous pouvez en principe louer la totalité de votre résidence principale en meublé de tourisme dans la limite de 120 jours par an, toutes plateformes confondues — sous réserve des exceptions légales (obligation professionnelle, raison de santé, cas de force majeure). Une réduction à 90 jours est étudiée par la municipalité, mais aucune délibération n'est entrée en vigueur à ce jour.
La location d'une simple chambre au sein de votre résidence principale reste possible toute l'année, sans être soumise à cette limite.
Une déclaration préalable est obligatoire pour tout meublé de tourisme à Nîmes. Elle s'effectue actuellement en ligne via le service proposé par la Ville, qui délivre un numéro de déclaration. Le futur téléservice national d'enregistrement, initialement annoncé pour le 20 mai 2026, doit finalement entrer en service au quatrième trimestre 2026.
La taxe de séjour doit être collectée dès la première nuitée, directement par le loueur ou, selon les cas, par la plateforme utilisée pour la réservation.
Résidence secondaire : une déclaration obligatoire à Nîmes
Si le logement n'est pas votre résidence principale, sa mise en location touristique doit être déclarée auprès de la Ville de Nîmes. À ce jour, les informations officielles publiées par la Ville ne font état ni d'un quota comparable à celui de Montpellier, ni d'une obligation générale de compensation applicable à tous les meublés touristiques.
La plateforme officielle de la Ville recommande de vérifier auprès de la mairie si votre projet nécessite une demande de changement d'usage.
Selon des données rapportées par la presse locale en 2026, Nîmes compterait environ 3 400 meublés touristiques, contre environ 900 en 2019, soit près de quatre fois plus en sept ans. Cette offre représenterait environ trois fois la capacité hôtelière traditionnelle de la ville.
Un abaissement à 90 jours à l'étude
La municipalité examine un possible durcissement de ces règles. L'adjoint à l'urbanisme et au logement a évoqué publiquement, courant 2026, la piste d'un abaissement du plafond de 120 à 90 jours par an, ainsi qu'une éventuelle règle de compensation pour les résidences secondaires. Aucune délibération n'a toutefois été prise en ce sens à ce stade ; une adoption pour la saison 2027 est évoquée, mais non actée.
DPE et copropriété : quelles règles faut-il respecter ?
En 2026, un DPE classé de A à E n'est pas une condition générale applicable à tous les meublés touristiques de Nîmes. Cette exigence s'applique aux logements faisant l'objet d'une nouvelle autorisation préalable de changement d'usage, lorsqu'un tel régime est applicable.
À l'échelle nationale, les meublés de tourisme autres que la résidence principale du loueur devront respecter les critères de performance énergétique d'un logement décent à compter du 1er janvier 2034.
Location touristique et conditions
En copropriété, le projet doit également respecter le règlement de l'immeuble. Depuis la loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024, le copropriétaire ou le locataire autorisé qui déclare un meublé de tourisme doit en informer le syndic.
Certaines copropriétés peuvent également modifier leur règlement à la majorité des deux tiers afin d'interdire la location touristique des logements autres que les résidences principales, lorsque leur règlement interdit déjà les activités commerciales dans les lots qui ne sont pas spécifiquement destinés à cet usage. Le Conseil constitutionnel a validé ce dispositif le 19 mars 2026.
Quelle fiscalité pour les revenus de location touristique ?
Pour les recettes perçues en 2026 et déclarées en 2027, le régime micro-BIC dépend du classement du meublé :
| Statut du meublé | Seuil micro-BIC | Abattement forfaitaire |
|---|---|---|
| Meublé non classé | 15 000 € | 30 % |
| Meublé classé | 83 600 € | 50 % |
Au-delà de ces seuils, le régime réel s'applique automatiquement. En dessous, il reste possible d'opter pour ce régime, qui permet de déduire les charges réellement supportées plutôt que de bénéficier de l'abattement forfaitaire du micro-BIC.
Ne confondez pas l'année de perception et l'année de déclaration : le seuil applicable aux meublés classés était encore de 77 700 € pour les recettes de 2025 déclarées en 2026.
Quelles sanctions en cas de non-respect des règles ?
Lorsque le logement est soumis à une autorisation de changement d'usage, le non-respect de cette obligation expose à une amende civile pouvant atteindre 100 000 € par local — d'où l'intérêt de vérifier auprès de la Ville si votre projet relève de ce régime avant toute mise en location.
D'autres sanctions, nationales, concernent directement les obligations propres aux meublés touristiques :
- jusqu'à 15 000 € en cas de dépassement du nombre de jours autorisé ;
- jusqu'à 10 000 € en cas de non-respect de l'obligation de déclaration ou d'enregistrement applicable ;
- jusqu'à 20 000 € en cas de fausse déclaration ou d'utilisation d'un faux numéro d'enregistrement.
Location touristique à Nîmes : un paramètre à intégrer avant d'investir
Ces règles n'empêchent pas d'investir dans l'immobilier neuf à Nîmes, mais elles obligent à définir votre stratégie locative avant l'achat. Entre location touristique, location meublée classique et location nue, les contraintes réglementaires et fiscales diffèrent — et pourraient évoluer si la Ville durcit ses règles.
Un logement financé dans le cadre d'un dispositif d'accession ou d'une aide publique imposant une occupation en résidence principale peut, par exemple, être incompatible avec une exploitation en location touristique.
Pour les autres investisseurs, la rentabilité de la location saisonnière doit intégrer le prix d'achat, le taux d'occupation, les frais de gestion, la fiscalité et le risque d'un abaissement ultérieur du plafond de jours autorisés.
Avant de choisir votre logement, mieux vaut donc comparer les programmes neufs à Nîmes en tenant compte de leur emplacement, du règlement de copropriété et de la stratégie locative envisagée.