Qu’est-ce qu’un conseiller en gestion de patrimoine ?


Le 17/02/2023
Conseiller en gestion de patrimoine

Avoir les bons réflexes pour gérer ou se constituer un patrimoine n’est pas toujours évident. Entre le temps à y consacrer et les connaissances indispensables pour faire fructifier son patrimoine, recourir à un conseiller en gestion de patrimoine est de loin une résolution vertueuse.

Le Plan Immobilier fait le point sur cette profession à part entière !

 

En quoi consiste le métier de gestionnaire de patrimoine ?

Le métier de Conseiller en Gestion de Patrimoine (CGP) regroupe un champ d’action très varié pour développer le patrimoine d’une clientèle à fort potentiel. Un CGP a pour mission d’analyser le patrimoine des particuliers, de leurs sociétés ainsi que leur situation matrimoniale, afin de leur prodiguer des conseils adaptés à leurs objectifs.

 

Il assure la mise en place des solutions retenues par ses clients après avoir sélectionné les fournisseurs et les différents supports d’investissement, et ce, en toute indépendance.

La profession est aussi connue sous les appellations suivantes :

 

Quelles sont les missions du CGP ?

La première étape, et la plus importante, est l’audit patrimonial. Il s’agit de l’analyse du patrimoine, du régime matrimonial et du recueil des objectifs formulés par son client. Cette étape permet de dresser un bilan complet des avoirs et des dettes du client. Il est nécessaire pour formuler les conseils les plus adaptés pour un horizon donné.

Une fois que le CGP connaît les attentes, les contraintes et les besoins de son client, il sera en mesure de : formuler une stratégie d’investissement adaptée et proposer un accompagnement sur-mesure dans un environnement économique complexe.

D’où la nécessité de faire appel à un expert patrimonial disposant de solides connaissances dans le domaine financier, juridique ou fiscal.

 

Il peut, entre autres, proposer des solutions permettant :

  • la génération de revenu complémentaire de retraite ;
  • la protection de la famille ;
  • la transmission du patrimoine ;
  • le développement et diversification du patrimoine ;
  • le conseil sur le régime matrimonial adapté ;
  • l’optimisation fiscale.

 

Étant donnée la complexité de la fiscalité française, le dernier point est souvent inclus dans les autres.

L’avantage indéniable du CGP est qu’il est indépendant des différents fournisseurs de solutions (banque, assureur, promoteur ...) et peut donc proposer les produits les plus adaptés.

Tout au long du processus, la relation entre le conseiller et son client est tracée au travers de divers documents (obligation légale de conformité).

 

Quelles sont les compétences des conseillers patrimoniaux ?

La profession est réglementée. Il existe plusieurs statuts que le conseiller peut cumuler en fonction de ses compétences :

  • Conseil en Investissements Financiers (CIF) ;
  • Courtier en assurance ;
  • Intermédiaire en Opérations de Banque et en Service de Paiement (IOBSP) ;
  • Professionnel de la transaction immobilière.

Le CIF est le plus répandu. Contrôlé par l'Autorité des Marchés Financiers (AMF), il encadre la commercialisation de produits financiers.

Pour conserver leurs habilitations, les CGP doivent réaliser chaque année des formations de mise à jour de leurs connaissances fiscales, juridiques, financières et règlementaires. Ils exercent pour la plupart en profession libérale.

Ils sont ainsi libres de tout engagement envers des institutions financières. Ils doivent parallèlement être affiliés à une association professionnelle (CNCGP, Compagnie des CGPI, Anacofi, CNCIF). 

Enfin, ils sont soumis à la réglementation contre le financement du terrorisme et la lutte contre le blanchiment.

 

Qui peut faire appel aux services d’un CGP ?

Il n’y a pas vraiment de profil type de client pour pouvoir bénéficier des conseils d’un CGP. Le conseiller en gestion de patrimoine peut exercer auprès de clients individuels ou auprès de familles, auprès d’entrepreneurs, de chefs d’entreprise, de salariés ou de professions libérales.

Combien ça coûte ?

Dès le premier contact, le conseiller doit faire part de son mode de rémunération. Il peut varier selon les situations : en honoraires, à l’acte, au forfait. En fonction de la complexité de l’acte, la note peut osciller entre 500 et quelques milliers d’euros.

Difficile a priori de mesurer le degré d’expertise d’un conseiller. C’est pourquoi la phase de diagnostic est, le plus souvent, offerte. Ainsi, le professionnel sera rémunéré par le fournisseur lorsque le premier placement sera réalisé ; cela rassure quant à sa performance.

Pour un regard en image, la vidéo de la Chambre Nationale des Conseils en Gestion de Patrimoine (CNCGP)