Au menu de cette rentrée 2026 : un Prêt à Taux Zéro maintenu et revalorisé pour élargir l'éligibilité des ménages, des plafonds de la TVA réduite à 5,5 % actualisés pour faciliter l'achat dans les quartiers prioritaires, une exonération fiscale sur les dons familiaux prolongée jusqu'à fin 2026 et des montages financiers qui deviennent plus techniques mais aussi plus stratégiques.
Décryptage. Présenté par Le Plan Immobilier.
Un marché du neuf toujours sous tension
Début 2026, la production de logements neufs reste inférieure aux besoins, conséquence directe du recul des permis de construire observé depuis plusieurs années. Les lancements commerciaux demeurent limités et les opérations plus ciblées.
Dans ce contexte, la stabilité des dispositifs d'aide à l'accession constitue un signal attendu par les ménages comme par les professionnels du secteur.
Le Prêt à Taux Zéro maintenu et ajusté en 2026
Un dispositif confirmé pour l'achat dans le neuf
Le Prêt à Taux Zéro (PTZ) reste mobilisable en 2026 pour l'acquisition d'un logement neuf, qu'il s'agisse d'une vente en l'état futur d'achèvement (VEFA) ou d'un logement neuf achevé récemment.
Il demeure réservé aux primo-accédants, sous conditions de ressources, et intervient exclusivement en complément d'un prêt immobilier classique.
Des paramètres revalorisés depuis le 1er janvier
Depuis le début de l'année, les plafonds de ressources et les montants pris en compte pour le calcul du PTZ ont été réajustés. Cette évolution permet à certains ménages, jusque-là exclus, de redevenir éligibles.
Le dispositif s'inscrit ainsi dans une logique de soutien ciblé à l'accession dans le neuf, en particulier dans les zones où les prix restent élevés.
| Paramètres du PTZ | Avant 2026 | Depuis 2026 | Effet |
|---|---|---|---|
| Plafonds de ressources | Plus restrictifs | Revalorisés | Éligibilité élargie |
| Coût d'opération retenu | Plafonné | Plafond ajusté | Montant de PTZ accru |
| Types d'opérations | Neuf / VEFA | Neuf, VEFA, BRS | Plus de souplesse |
Le PTZ reste un prêt complémentaire
- Il complète un prêt bancaire classique
- Il améliore l'équilibre du plan de financement
- Il facilite le respect du taux d'effort
TVA réduite à 5,5 % : des plafonds actualisés
Depuis le 1er janvier 2026, les plafonds de ressources permettant de bénéficier de la TVA réduite à 5,5 % ont été réévalués.
Ce dispositif concerne l'achat d'un logement neuf situé en zone ANRU ou dans un quartier prioritaire de la politique de la ville, sous condition d'occupation en résidence principale.
La TVA réduite continue de jouer un rôle déterminant sur le prix d'acquisition final et reste cumulable avec le PTZ, ce qui en fait un levier financier non négligeable pour les acheteurs éligibles.
Dons familiaux : un levier maintenu jusqu'à fin 2026
Le régime temporaire d'exonération fiscale sur les dons familiaux affectés à l'achat d'un logement neuf reste applicable jusqu'au 31 décembre 2026.
Il permet de renforcer l'apport personnel sans alourdir la fiscalité, un point souvent déterminant dans la validation d'un dossier de financement. Ce coup de pouce intergénérationnel peut faire basculer un projet d'achat dans le bon sens.
Des montages financiers plus techniques
En 2026, l'achat dans le neuf repose davantage sur la combinaison stratégique des dispositifs que sur une aide unique. PTZ, TVA réduite, prêts aidés et apport personnel doivent être articulés avec précision.
« Les projets en VEFA nécessitent aujourd'hui une ingénierie financière plus fine, intégrant contraintes bancaires, aides publiques et calendrier de livraison », analyse un professionnel du financement spécialisé dans l'immobilier neuf.
Cette complexité technique n'est pas une fatalité : elle demande simplement d'être mieux accompagné et de préparer son dossier en amont.
Immobilier neuf en 2026 : une équation toujours exigeante
Si les règles du jeu sont désormais plus lisibles, l'accès à l'immobilier neuf reste conditionné à une préparation rigoureuse du projet. Anticipation, sécurisation du financement et compréhension fine des dispositifs demeurent essentielles.
Dans un marché structurellement sous-offreur, ces ajustements constituent néanmoins des leviers clés pour maintenir l'accession à la propriété dans le neuf et permettre aux primo-accédants de concrétiser leur projet.

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