Dans l'immobilier neuf, cette évolution concerne directement la lecture des performances énergétiques des logements neufs construits aux dernières normes de la Réglementation Environnementale 2020 (RE 2020).
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Un DPE globalement stabilisé, mais techniquement ajusté
Depuis la réforme entrée en vigueur en 2021, le DPE repose sur une méthode de calcul unique dite « 3CL », intégrant simultanément la consommation d'énergie primaire et les émissions de gaz à effet de serre.
Depuis le 1er janvier 2026, le principal changement porte sur le coefficient de conversion de l'électricité, qui est passé de 2,3 à 1,9. Cet ajustement significatif, acté par arrêté, vise à mieux refléter la réalité du mix électrique français.
« L'objectif n'est pas de bouleverser le DPE, mais d'en corriger certains effets de seuil, notamment pour les logements chauffés à l'électricité », a souligné le ministère de la Transition écologique dans ses communications récentes.
Pourquoi les logements neufs sont particulièrement concernés ?
Les logements neufs sont majoritairement conçus avec des équipements électriques performants : pompes à chaleur, chauffe-eau thermodynamiques, ventilation double flux. Jusqu'à l'an dernier, le coefficient de 2,3 pouvait pénaliser fortement ces choix techniques dans le classement DPE.
Avec le nouveau coefficient, certains logements récents pourraient gagner une classe énergétique, sans aucune modification physique du bâti ni des équipements. Il s'agit d'un rééquilibrage méthodologique, et non d'un changement de performance réelle.
« Le DPE doit rester un outil de comparaison lisible, y compris pour les bâtiments récents conformes à la RE2020 », a rappellé le Conseil supérieur de la construction et de l'efficacité énergétique dans ses travaux.
Critères du DPE : ce qui compte réellement dans le neuf
Les critères du DPE reposent sur plusieurs paramètres cumulés :
- les consommations conventionnelles de chauffage, d'eau chaude sanitaire et d'auxiliaires ;
- le type d'énergie utilisée et son coefficient de conversion ;
- les émissions de CO₂ associées ;
- les caractéristiques du bâti (isolation, menuiseries, ventilation).
En 2026, seul le poids de l'électricité dans l'énergie primaire évolue. Les seuils des classes A à G, ainsi que la structure du DPE, restent strictement inchangés.
RE2020 et DPE : deux logiques distinctes
- La RE2020 encadre la conception et le carbone.
- Le DPE classe les logements pour le marché.
- Les deux outils sont complémentaires, pas interchangeables.
DPE et programmes neufs : quelles conséquences concrètes ?
Pour les programmes neufs en VEFA, l'impact est avant tout commercial et pédagogique. Une meilleure étiquette DPE renforce significativement la lisibilité des performances énergétiques dans les documents remis à la livraison ou lors d'une revente.
Les DPE réalisés avant 2026 resteront valables. Toutefois, lorsque l'étiquette s'améliore avec le nouveau calcul, une attestation officielle de mise à jour pourra être téléchargée sans nouveau diagnostic.
« La fiabilisation du DPE est devenue un enjeu de confiance crucial pour l'ensemble du marché immobilier », a observé l'Agence de la transition écologique (ADEME) dans ses dernières analyses.
Comment lire un DPE dans l'immobilier neuf en 2026 ?
Dans l'immobilier neuf, le DPE doit être interprété comme un indicateur comparatif. Les consommations réelles dépendront toujours des usages, du taux d'occupation et des réglages des équipements.
Pour analyser rigoureusement un DPE de logement neuf, il est recommandé de vérifier :
- la nature des équipements de chauffage et d'eau chaude ;
- la cohérence entre étiquette énergie et étiquette climat ;
- la date d'édition du DPE et l'éventuelle attestation 2026.
Cet ajustement ne remet donc pas en cause la trajectoire environnementale de l'immobilier neuf, mais vise à rendre le diagnostic plus cohérent avec les choix techniques bas carbone.

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