La BCE a par ailleurs relevé ses taux directeurs de 25 points de base le 11 juin 2026, première hausse depuis 2023.
Le Plan Immobilier fait le point.
Les taux immobiliers en juillet 2026
Le niveau des taux demeure le premier déterminant du coût du crédit, mais son effet se combine étroitement aux règles d'octroi imposées par le régulateur.
En ce début de mois de juillet 2026, le marché du crédit immobilier s'inscrit dans un contexte de légère tension haussière.
Le 11 juin 2026, la Banque centrale européenne a relevé ses trois taux directeurs de 25 points de base — première hausse depuis 2023 —, portant le taux de la facilité de dépôt à 2,25 %, le taux de refinancement principal à 2,40 % et le taux de prêt marginal à 2,65 %, avec prise d'effet au 17 juin 2026.
Cette décision, motivée par des tensions inflationnistes persistantes — la BCE projette une inflation moyenne de 3,0 % pour 2026 —, génère une pression haussière sur les barèmes bancaires, même si les établissements avaient largement anticipé le mouvement (source : Banque de France — juin 2026).
La situation reste accessible pour les dossiers bien construits. Les meilleurs profils — apport supérieur à 20 %, CDI, revenus stables — conservent la capacité de négocier des conditions avantageuses auprès d'établissements en compétition active.
OAT et taux immobiliers : le lien à connaître
L'inverse reste moins automatique : une détente obligataire ne se traduit pas toujours immédiatement en baisse des taux emprunteurs. D'où l'intérêt de comparer les offres : les écarts entre banques peuvent atteindre 0,30 à 0,50 point pour un même profil.
Taux d'usure T3 2026 : les nouveaux plafonds
À partir du 1er juillet 2026, de nouveaux taux d'usure sont en vigueur pour l'ensemble du troisième trimestre, après publication d'un avis au Journal officiel du 28 juin 2026.
Établis par la Banque de France, ces plafonds correspondent au TAEG (Taux Annuel Effectif Global) maximal légalement autorisé — assurance emprunteur, frais de dossier et frais de garantie inclus.
Au-delà de ces seuils, un établissement de crédit ne peut pas accorder le prêt, même pour un emprunteur solvable (source : service-public.fr — avis du 26 juin 2026).
| Durée du crédit (taux fixe) | Taux d'usure T3 2026 (1er juil. – 30 sept.) |
|---|---|
| Moins de 10 ans | 4,07 % |
| De 10 ans à moins de 20 ans | 4,57 % |
| 20 ans et plus | 5,29 % |
En légère progression par rapport au trimestre précédent, ces seuils réduisent le risque de blocage pour les dossiers dont le TAEG global frôlait les anciens plafonds — notamment les profils exposés à une assurance emprunteur alourdie ou à des frais de garantie élevés.
TAEG et taux d'usure : ce qui peut débloquer un dossier
Règles bancaires : le taux d'effort, plafonné à 35 %
Les critères du HCSF (Haut Conseil de Stabilité Financière) encadrent la grande majorité des dossiers : le taux d'effort — rapport entre la mensualité assurance comprise et les revenus nets — ne doit pas excéder 35 %. La durée d'emprunt est par ailleurs généralement limitée à 25 ans.
Pour les acquisitions en VEFA, la banque peut intégrer un différé d'amortissement, particulièrement utile lorsque l'entrée en jouissance intervient plusieurs mois après la signature.
Ce mécanisme ne supprime pas la règle des 35 %, mais permet d'aligner le calendrier de remboursement sur celui de la construction.
Combien peut-on emprunter en juillet 2026 ?
Les montants présentés ci-dessous constituent des ordres de grandeur, à ajuster en fonction du taux du mois, de la durée retenue et du coût de l'assurance. Ils reposent sur la règle des 35 % de taux d'effort et une hypothèse de taux proche de 3,45 % sur 20 ans.
| Revenus nets mensuels | Mensualité max (35 %) | Emprunt sur 20 ans | Emprunt sur 25 ans |
|---|---|---|---|
| 2 500 € | 875 € | ≈ 150 000 € | ≈ 174 000 € |
| 3 000 € | 1 050 € | ≈ 180 000 € | ≈ 209 000 € |
| 4 000 € | 1 400 € | ≈ 241 000 € | ≈ 279 000 € |
| 5 000 € | 1 750 € | ≈ 301 000 € | ≈ 348 000 € |
L'apport personnel, un accélérateur de financement
Dans un contexte de sélectivité bancaire accrue, l'apport personnel redevient un marqueur déterminant. Un apport solide renforce la solidité du dossier, ouvre l'accès aux meilleurs barèmes et allège le capital emprunté — réduisant mécaniquement le TAEG global et son exposition au seuil d'usure.
Dans l'immobilier neuf, les frais de notaire sont réduits — environ 2 à 3 % du prix d'acquisition —, ce qui peut abaisser le niveau d'apport nécessaire par rapport à l'ancien.
Un apport « confort » demeure néanmoins un atout net pour négocier le taux et consolider la tenue du dossier.
VEFA : une tolérance possible sur la durée
La mensualité reste calculée dans la limite du taux d'effort ; l'assurance emprunteur pèse dans le calcul du TAEG (Taux Annuel Effectif Global) ; un apport solide et un reste à vivre suffisant renforcent la solidité du dossier.
Ce que cela implique concrètement pour un projet en VEFA
Votre capacité d'emprunt conditionne directement le périmètre du projet : localisation, surface, niveau de prestations, et possibilité de mobiliser les aides disponibles — PTZ (Prêt à Taux Zéro), TVA réduite, BRS (Bail Réel Solidaire) selon les territoires.
Une acquisition en VEFA introduit par ailleurs des paramètres spécifiques : appels de fonds échelonnés, différé d'amortissement et calendrier de livraison.
Une simulation complète, intégrant mensualité, assurance, frais et dispositifs mobilisables, reste la méthode la plus fiable pour optimiser votre enveloppe globale et sécuriser votre plan de financement.

Pour aller plus loin :