Les indicateurs publiés par la Banque de France et les projections macroéconomiques dessinent un horizon plus favorable pour les futurs acquéreurs.
Décryptage — présenté par Le Plan Immobilier.
Des taux stabilisés autour de 3,2 %
Selon les données de la Banque de France, le taux moyen des nouveaux crédits à l'habitat s'établit à 3,23 % en février 2026, en légère hausse par rapport à janvier (3,17 %), mais nettement en dessous des niveaux atteints il y a un an (3,32 % en janvier 2025) et du pic de 4,17 % enregistré en janvier 2024.
Cette stabilisation des taux, après une baisse cumulative de plus de 100 points de base depuis début 2024, constitue l'un des principaux moteurs de la reprise du crédit immobilier. Source : Banque de France, Crédits aux particuliers — janvier et février 2026.
Les normes HCSF restent inchangées en 2026
La production de crédit poursuit sa reprise
La dynamique du crédit immobilier confirme son redressement. La production de crédits à l'habitat atteint 11,6 milliards d'euros en février 2026, en hausse par rapport à janvier (10,9 milliards), et nettement supérieure aux niveaux observés un an plus tôt. Le taux de croissance annuel des encours de crédit à l'habitat repasse en territoire positif : +0,8 % en glissement annuel à fin février 2026. Source : Banque de France, Crédits aux particuliers — février 2026.
Cette reprise s'explique par une conjonction de facteurs favorables : détente du coût du crédit, assouplissement progressif des critères d'octroi par les banques et amélioration des perspectives sur le marché immobilier résidentiel. Les banques anticipent d'ailleurs une nouvelle hausse nette de la demande de prêts au logement au premier trimestre 2026. Source : Banque de France, Enquête sur la distribution du crédit bancaire — janvier 2026.
Les primo-accédants, moteurs du marché
Les primo-accédants continuent de jouer un rôle central dans la dynamique du marché. Ils représentaient plus de 50 % de la production de crédits à l'habitat pour l'acquisition d'une résidence principale tout au long de 2025, une tendance qui se confirme en début 2026. La durée initiale moyenne de leurs nouveaux prêts s'élève à 23 ans et 10 mois en janvier 2026. Source : Banque de France, Crédits aux particuliers — janvier 2026.
Pour cette catégorie d'acquéreurs, les dispositifs d'aide restent accessibles : le Prêt à Taux Zéro (PTZ), prolongé jusqu'au 31 décembre 2027 par la loi de finances pour 2025, l'exonération des primo-accédants sur la hausse des DMTO et la donation familiale exonérée jusqu'en décembre 2026 (100 000 € par donateur, 300 000 € par bénéficiaire pour l'achat d'un logement neuf). Sources : service-public.fr et economie.gouv.fr.
Des perspectives encourageantes pour 2026
Dans ses projections macroéconomiques de décembre 2025, la Banque de France anticipait un rebond graduel de l'investissement des ménages en 2026, porté par la reprise des transactions immobilières, la stabilisation des prix et la progression de la production de crédits. La croissance du PIB est projetée à 1,0 % en 2026, avec une inflation restant inférieure à 2 %.
Pour les futurs acquéreurs, le printemps 2026 s'annonce comme une fenêtre d'opportunité : les taux demeurent accessibles, les aides à l'accession sont en place et la demande de logements reste structurellement soutenue dans les zones tendues. Source : Banque de France, Projections macroéconomiques — décembre 2025.
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