Les 25-34 ans, moteurs du marché immobilier en 2026
Malgré un contexte d'incertitudes économiques et géopolitiques qui pèse sur les intentions d'achat globales, une génération tient le cap.
Selon le baromètre annuel Optimhome-Ipsos 2026, réalisé en mars 2026 auprès de 1 500 Français âgés de 25 à 65 ans, 27 % des 25-34 ans envisagent l'achat d'une résidence principale — soit 10 points au-dessus de la moyenne nationale (17 %).
Sur les trois dernières années, 21 % d'entre eux ont déjà concrétisé un tel achat, contre 14 % pour l'ensemble de la population.
Cette dynamique s'explique par un changement radical de priorités. Là où les générations précédentes cherchaient avant tout à se constituer un patrimoine via l'investissement locatif, les jeunes acheteurs de 2026 visent en priorité la résidence principale comme bouclier financier : maîtrise des charges énergétiques, frais de notaire réduits et garanties constructeur.
Le logement neuf répond point par point à ces exigences.
Le PTZ en 2026 : un dispositif profondément renforcé
Le Prêt à Taux Zéro (PTZ) a fait l'objet d'une réforme majeure depuis le 1er avril 2025, introduite par le décret n° 2025-299 du 29 mars 2025, pris en application de la loi de finances 2025 (loi n° 2025-127 du 14 février 2025).
Deux évolutions changent concrètement la donne pour les jeunes primo-accédants :
La fin des restrictions géographiques. Le PTZ s'applique désormais à tous les logements neufs — appartements comme maisons individuelles — sur l'ensemble du territoire national, toutes zones confondues (A, A bis, B1, B2, C).
Auparavant limité aux zones tendues pour les appartements, il réintègre la maison individuelle neuve dans son périmètre, une excellente nouvelle pour les jeunes familles qui s'installent hors des grandes métropoles.
Des quotités revalorisées. Pour un appartement neuf, la quotité maximale atteint désormais 50 % du coût de l'opération (tranche 1, ménages les plus modestes).
Pour une maison individuelle neuve, elle s'établit à 30 %. Ces taux s'appliquent selon la tranche de revenus et la zone du bien, conformément au barème officiel disponible sur Légifrance.
Le PTZ est prolongé jusqu'au 31 décembre 2027
Le BRS : l'accès à la propriété dans le neuf à prix réduit
Le Bail Réel Solidaire (BRS), créé en 2016, gagne en visibilité auprès des jeunes acheteurs urbains.
Son principe : l'acquéreur achète les murs de son logement neuf, tandis que le terrain reste la propriété d'un organisme de foncier solidaire (OFS), en échange d'une redevance foncière mensuelle. Le logement est ainsi accessible à un prix sensiblement inférieur à celui du marché.
Le BRS est cumulable avec le PTZ, ce qui renforce considérablement le levier financier à disposition des primo-accédants aux revenus modestes. En cas de revente, le prix est encadré par le bail, garantissant la pérennité du caractère abordable du logement.
La loi de finances 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026) franchit une étape supplémentaire : elle ouvre le PTZ aux acquéreurs successifs d'un logement en BRS (amendement I-2875).
Jusqu'alors réservé au premier acheteur, le PTZ peut désormais être mobilisé par chaque repreneur d'un bien en BRS, à condition de remplir les critères d'éligibilité classiques. Cette mesure vise à fluidifier le marché du BRS et à garantir son accessibilité durable aux ménages modestes.
La RE2020 : du geste citoyen au calcul pragmatique
Acheter dans l'immobilier neuf en 2026, c'est bénéficier d'un logement soumis à la réglementation environnementale RE2020, qui fixe des exigences strictes en matière de performance énergétique et d'empreinte carbone. Pour les jeunes acquéreurs, cet argument a changé de nature : ce n'est plus une conviction écologique qui motive le choix, mais un calcul économique.
Face à la hausse des coûts de l'énergie, un logement neuf aux normes RE2020 représente une protection directe contre les factures élevées et les travaux de rénovation obligatoires qu'impliquent de nombreux biens anciens.
À cela s'ajoutent les frais de notaire réduits dans le neuf — environ 2 à 3 % du prix d'achat, contre 7 à 8 % dans l'ancien — qui allègent significativement l'apport initial nécessaire.
Pour les 25-34 ans, ces éléments convergent vers une même logique : dans un contexte de taux d'emprunt élevés et de pouvoir d'achat contraint, acheter dans le neuf, c'est sécuriser son budget à long terme.